Brèves



Extrait du guide d'introduction à l'évaluation d'impact sur la santé en Suisse (pdf)



Jolie musique d'avenir
La réalité virtuelle au service des personnes atteintes d’un accident vasculaire cérébral

Neurosciences

Ghislaine Bloch

LE TEMPS mardi 13 avril 2010

(…)

Actuellement, une rééducation longue et éprouvante est nécessaire afin de réduire les complications et les séquelles neurologiques et récupérer l’aisance des fonctions essentielles, tels la marche, le langage ou l’habileté manuelle.

« Les exercices sont répétitifs et peu motivants» note Tadi Tej, qui veut faciliter cette récupération grâce à la réalité virtuelle. Pour y parvenir,il a monté une salle test comprenant une centaine de caméras infrarouges et un écran géant.

Dans cet environnement qui permettra de coupler réalité virtuelle et EEG, le patient devra effectuer une tâche simple, par exemple prendre une tasse sur une table avec alternativement son bras droit et son bras gauche. Le membre droit est paralysé, mais la région du cerveau qui le commande n’est pas complètement morte. Sur écran géant, le patient verra un avatar réaliser parfaitement l’exercice. Pourtant , dans la réalité le mouvement n’a été effectif qu’avec le bras valide.

« Il suffit d’observer la scène, censée nous représenter, pour réactiver petit à petit la zone du cerveau qui a été endommagée» explique Tadi Tej, Chaque jour, le patient poursuivra ses exercices, pendant que les électrodes mesureront, grâce à l’EEG, les progrès effectués.

«L’objectif est de réduire le temps de réhabilitation, donc les coûts sous-jacents. Les progrès seront mesurés de manière objective par les électrodes et pourront être comparés à des modèles d’activité cérébrale déjà enregistrés»

(…)



«Josette Sheeran affirme qu’il y a plus de gens affamés que jamais auparavant»

LE TEMPS du 29 mars 2010

Extrait de l’interview de la directrice du PAM (programme alimentaire mondial) Josette Sheeran, par Angélique Mounier-Kuhn

Plus d’un milliard d’individus (soit un sixième de la population mondiale) a un besoin urgent de nourriture. Combien d’entre eux sont pris en charge par le PAM?

- Nos moyens nous permettent d’atteindre 10% de ces personnes. Notre travail est donc de déterminer qui sont les plus nécessiteux, les lieux où nous pouvons faire la différence et ceux où nous sommes bien accueillis



« La culture a modelé notre génome»

Journal LE TEMPS du 15 mars 2010

Propos de Kevin Laland recueillis par Lucia Sillig

Comment définissez-vous la culture?

- «La culture est traditionnellement quelque chose de très difficile à définir. Les sociologues essaient depuis longtemps, sans parvenir à un consensus. En l’absence d’une piste claire, les anthropologues et les biologistes ont adopté une approche simple et pragmatique. Ils caractérisent la culture comme de l’information qui est capable d’affecter le comportement des individus et qu’ils acquièrent à travers l’enseignement, l’imitation ou d’autres formes d’apprentissage social.(…)

(…) au cours des deux-trois dernières années, on s’est rendu compte que le type de co-évolution gène-culture pourrait être la règle. Exemple: la pratique de l’élevage laitier a favorisé chez certaines populations la propagation de gènes favorisant la tolérance au lactose.»

(…) Les pratiques culturelles favorisent le développement de certains gènes (…)

(…) Les êtres humains ont une hérédité duale, biologique et culturelle. Il y a deux flux d’informations qui passent de génération en génération. Ce qui est important, c’est qu’ils ne sont pas indépendants, ils interagissent. Des prédispositions biologiques influencent ce qu’un individu apprend, le type de comportement qu’il adopte, etc…tandis que les pratiques culturelles modifie la sélection en agissant sur le génome humain (…)»

 

 



 

LIVRE  "La médecine, une affaire de valeurs"

Rédacteur en chef de la «Revue médicale suisse», Bertrand Kiefer publie «Le cadavre de la médecine bouge encore», un recueil de chroniques où il plaide pour la relation patient-praticien

Sylvie Arsever

"(...) Si vous me dites que, demain, il n’y aura plus d’hôpitaux et que tous les médecins travailleront en réseau, par exemple, cela ne me pose pas de problème. L’important est dans la démarche: la relation personnelle entre un médecin, pas n’importe lequel, et un patient non interchangeable. Cette rencontre particulière doit être sauvegardée car c’est le seul moyen de vraiment prendre en compte la vulnérabilité qu’induisent la souffrance et la maladie (...)"

Journal LE TEMPS mercredi 24 mars 2010



Sommet mondial sur la sécurité alimentaire

Pourquoi un Sommet mondial de l’alimentation en 2009 ?

L’insécurité alimentaire mondiale s’est aggravée et continue de constituer une dangereuse menace pour l’humanité. Les prix des denrées alimentaires se maintiennent à des niveaux obstinément élevés dans les pays en développement, si bien que le nombre de personnes souffrant de la faim ne cesse d'augmenter depuis quelques années. La crise économique mondiale qui se répercute sur l’emploi et exacerbe la pauvreté ne fait qu’aggraver la situation.

Selon les estimations de la FAO, le nombre de personnes victimes de la faim pourrait croître de 100 millions en 2009 et dépasser le seuil du milliard.

Le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf a proposé l’organisation d’un Sommet mondial sur la sécurité alimentaire afin de convenir de mesures clés pour faire face à la crise :

“La crise silencieuse de la faim - qui touche un sixième de l'humanité - représente une grave menace pour la paix et la sécurité mondiales. Nous devons de toute urgence dégager un large consensus sur l'éradication totale et rapide de la faim dans le monde», a-t-il déclaré.”

Programme d’action

Les pays pauvres ont besoin des outils politiques, économiques et de développement qui stimuleront leur production et leur productivité agricoles. Il faut investir davantage dans l’agriculture car la majorité des pays pauvres ont impérativement besoin d’un secteur agricole en bonne santé pour venir à bout de la faim et de la pauvreté et assurer leur croissance économique générale. L’ampleur de la crise alimentaire actuelle est la conséquence de 20 années d’investissements insuffisants dans l’agriculture et de délaissement de ce secteur. Or, l’agriculture assure directement ou indirectement la subsistance de 70 pour cent des populations pauvres de la planète.

Soutien d'une université du Brésil aux programmes de la FAO

Un effort conjoint pour lutter contre la faim en Amérique latine et en Afrique

15 novembre 2009, Rome -

Des scientifiques d'une université brésilienne de renom mettront leur expertise au service des programmes de développement agricole de la FAO en Amérique latine et en Afrique et ce, aux termes d'un protocole d'accord passé aujourd'hui à Rome.



Le protocole d'accord a été paraphé par M. J. M. Sumpsi, Directeur général Adjoint, Département de la Coopération techniquede la FAO, et le professeur Luiz Cláudio Costa, Recteur de l'Université fédérale de Viçosa qui fait partie des meilleurs instituts académiques brésiliens spécialisés en alimentation et agriculture.

Le Président du Brésil, M. Luiz Inácio Lula da Silva, et le Directeur général de la FAO étaient présents à la cérémonie de signature. 


Aux termes de cet accord, la disponibilité des scientifiques de l'Université sera acquise en qualité d'experts dans les programmes et projets de coopération technique de la FAO, notamment ceux qui portent sur l'intensification durable de la production agricole et la sécurité alimentaire. L'Université facilitera aussi l'accès à ses programmes de formation et de développement des ressources humaines aux étudiants de pays en développement soutenus par la FAO.


(…)  

http://www.fao.org/wsfs/world-summit/fr/

 
Et chez nous en Suisse?

 


Rapport national 2008 sur la santé en Suisse (OBSAN)
 (…)
« Le rapport « La santé en Suisse » décrit pour la première fois la santé de la population sous l’angle des déterminants sociaux de la santé. La Suisse est ainsi l’un des premiers pays d’Europe, après la Suède et la Finlande, à appliquer ce nouveau concept. Fait aussi partie de cette approche la conviction que la politique de la santé doit faire plus qu’assurer la prise en charge des personnes malades. Elle doit aussi façonner le cadre social de telle sorte qu’autant de personnes que possible aient accès aux ressources du système de santé, ce qui nécessite également de réduire les inégalités en matière de santé.


(…)
Les déterminants sociaux de la santé sont au moins aussi importants que le comportement individuel. Une politique de santé couronnée de succès et une meilleure prise de conscience par la population de l’importance de la santé nécessiteront donc, à l’avenir, d’accorder plus de poids à la prévention structurelle par rapport à la prévention comportementale que ce n’est le cas aujourd’hui. »


(…)
www.obsan.admin.ch/bfs/obsan/



T able ronde sur l'assurance-maladie obligatoire : poursuite des entretiens

Berne, 25.05.2009 -

Sur invitation de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), les représentants des cantons et des plus grandes caisses-maladie se sont à nouveau réunis aujourd'hui à Berne pour poursuivre les discussions d'une table ronde. L'OFSP les a informé sur l'évolution de la situation financière des assureurs-maladie et a donné un aperçu de la prochaine approbation des primes : il escompte une forte hausse des primes pour 2010, avec toutefois d'importantes disparités cantonales.


La situation concernant les réserves des assureurs, très bonne en 2007, semble s'aggraver toujours plus aujourd'hui. Ceux-ci ont sous-évalué la hausse des coûts pour 2008 et 2009, fixant ainsi des primes trop basses. En outre, la crise financière se répercute sur la situation des caisses-maladie. Conséquence : selon les estimations, le taux de réserve fondra à environ 8,7 % à la fin 2009, en deçà du taux de réserve minimal légal de 11,5 %.


Dans le cadre des discussions de la table ronde, l'OFSP a montré les répercussions des diverses hausses de primes moyennes sur le taux de réserve fin 2010 : pour accroître légèrement ce dernier, il est nécessaire d'augmenter les primes de 15 % en moyenne. Il s'agit de moyennes à l'échelle nationale.(…)

Extrait du site de la confédération helvétique
www.bag.admin.ch/aktuell


16 % des Suisses estiment que leur travail les rend malade


Les salariés suisses souffrent au travail. Selon l'agence de placement Kelly Services, 16 % considèrent que leur activité professionnelle a des effets négatifs sur leur santé. Un cinquième pense qu'il est difficile de rester en bonne santé au travail, 10% déclarent souffrir fréquemment de troubles du sommeil et 70% souhaiteraient que leur employeur s'implique davantage sur cette question.

Les principaux facteurs de maladie invoqués par les personnes interrogées dans l'enquête sont une reconnaissance insuffisante du travail (21 %), un mauvais climat au travail et des pressions psychologiques (20 %), une durée de travail trop élevée (14 %), des charges de travail et des attentes trop lourdes (13 %), ainsi qu'un manque de mobilité (12 %).

Par ailleurs, 7% des sondés se plaignent de la contrainte physique de leur travail: les plus concernés se trouvent sans surprise dans les entreprises de production et dans les domaines du transport ou de la logistique.

Enfin, 25 % des employés interrogés confirment avoir été absents l'année dernière un ou deux jours pour cause de maladie. 30% sont restés absent trois  jours ou plus et 12 % ont indiqué avoir pris des jours de maladie sans avoir été effectivement malades.

"Les employeurs peuvent contribuer grandement à la santé de leurs collaborateurs, que ce soit en promouvant le fitness et le sport ou par des discours sur la santé", souligne Michel Rey, directeur général pour la Suisse de Kelly Services. Une meilleure communication à l'interne, l'encouragement du travail d'équipe et l'introduction de modèles de travail plus flexibles sont autant  de facteurs qu'il est important de développer.

Article tiré des actualités du Portail PME de la Confédération suisse